SG Résilience
Coaching de Résilience
7 RUE SAINT JOSEPH, 57950 Montigny-lès-Metz, France
 
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Rencontre - partage : La résilience ou "l'art de naviguer dans les torrents"


Mardi 21 septembre à 18h30 Café Fauve Norroy le Veneur

Avez vous déjà remarqué, certaines personnes donnent l'impression de rebondir facilement face aux épreuves de la vie, alors que d'autres semblent si fragiles, si démunies et dans l'impossibilité de faire face aux difficultés?
Dans cette rencontre - partage, vous apprendrez ce qu'est vraiment la résilience, comment l'acquérir ou la développer!
En bonus, je vous proposerai 3 clefs pour développer votre résilience, à appliquer dans votre vie de tous les jours, simplement et efficacement!
En route pour une vie plus légère!

Les études scientifiques démontrent que dans la résilience, il existe une part de déterminants génétiques. Un enfant sécurisé dès son plus jeune âge (déjà dans le milieu  intra utérin puis dans les périodes sensibles du développement) aura plus de facilité à rebondir et donc à développer sa résilience! L'enfant insécurisé quant à lui, va développer du stress et de l'angoisse! 

  • Quand le monde est sécurisé, les êtres acquièrent des facteurs de protection, quand il ne l’est pas, tout est affolement :  il y a alors des conséquences biologiques et comportementales
  • 2 enfants sur 3 ont acquis l’attachement sécure à 10 mois
  • L’inné : 15% des mammifères dont les humains codent peu pour transporter la sérotonine. Les facteurs de vulnérabilité sont acquis avant l’âge de 3 ans.
  • La résilience n’est pas statique : on peut être résilient à certains moments de sa vie et ne pas l’être dans d’autres épreuves

 

  1. Alors, qu’est ce que la résilience ? 

 

  1. En latin « Resilientia »= « resilere » = sauter, bondir, jaillir + prefixe « re » = mouvement vers l’arrière ou répetition

        Resilire = sauter en arrière, sauter à nouveau, rebondir, rejaillir, se replier (dans un combat). Deux notions            le rebond et le recul

  1. Francis Bacon en 1626 utilise le terme en anglais qui veut dire « rebondir, se ressaisir, se redresser » pour parler de l’écho qui rebondit
  1. En physique des matériaux (1807) : évoque une résistance élastique aux chocs avec une possibilité de déformation qui évite la rupture. Notion de flexibilité.
  1. En psychologie et psychiatrie défini dès 1830 en Angleterre (dictionnaire d’Oxford) = souplesse de caractère d’une personne.
  2. 1942 Mot qui apparait pour la première fois dans une revue scientifique américaine de psychologie qui évoque « l’étonnante résilience des enfants confrontés pendant la guerre à des situations dangereuses pour leur vie »
  1. 1950 John Bowlby (psychanalyste et psychiatre anglais) : théories de l’attachement (importance des premiers liens d’attachement avec la mère dans le sentiment de sécurité et son rôle dans la résilience).
  1. Thèses de doctorat de Jeanne et Jack Block : début du travail de recherche sur la résilience psychologique (résilience du moi) : capacité à s’adapter de manière flexible et ingénieuse aux facteurs internes et externes de stress. Par la suite la résilience est étudiée dans une perspective cycle de vie en tant que processus qui implique des interactions entre la personne et son environnement.
  1. Dans les années 70, théorie des 3 figurines, verre, plastique, acier. La première suite à un choc, se brise, la deuxième est déformée, la troisième reste intacte et résiste. Opposition entre vulnérable et invulnérable

 

Dans les années 80, la psychologue Emmy Werner (chercheur à l’université de Californie) étudie le devenir de 698 enfants nés dans l’île de HawaÏ vivant dans une grande misère, exposés à la faim et à la maladie. Episode de vie dramatique. Stress péri natal, pauvreté, psychopathologies parentales (alcoolisme, conflits chroniques, perturbations de l’unité familiale)

Que sont-ils devenus 30 ans plus tard ?

28 % des enfants ont développé de sérieux problèmes d’apprentissage ou comportementaux et présentaient à l’âge de 18 ans des problèmes de santé mentale, avaient des casiers judiciaires et ou des grossesses à l’adolescence

72 % étaient devenus de jeunes adultes « compétents », « sûrs d’eux-mêmes » et « attentionnés », avaient réussi à l’école, bien géré leur vie familiale et sociale. Les facteurs de protection ont contrebalancé les facteurs de risques

  1. Ex de Kitashima (a trouvé du soutien à l’école mais aussi du dénigrement) : un professeur de mathématiques qui lui dit  « tu es hawaïenne, tu n’es bonne à rien et tu ne progresseras dans aucun domaine / 16 ans enceinte soutenue par le principal de l’école elle continue l’école et a son enfant + sa foi « en quelque chose de plus grand qu’elle »

 

  1.  Dans les années 90,  Boris Cyrulnik, célèbre neuropsychiatre français définit la résilience comme un processus biologique, psychoaffectif, social et culturel qui permet un nouveau développement après un traumatisme psychologique.  La résilience est la reprise d’un nouveau développement après un traumatisme.

 

 

En résumé

  • Le concept de résilience émerge dans les sciences humaines au début des années 80 et prend son essor dans les 90
  • Pas de définition consensuelle de la résilience :
    • Capacité à dépasser un évènement difficile sans grands dommages psychologiques
    • Aptitude à se relever après un traumatisme
    • Notion de résistance au choc puis de réorganisation post traumatique
  • La résilience est de nature individuelle (caractéristiques biologiques, physiques et psychologiques) et dépend aussi de variables liées à l’environnement
  • La résilience est variable selon le moment de l’évènement et le domaine de vie impacté
  • Une personne peut être fragile et résiliente, une personne peut ne présenter aucun trouble psychologique apparent et ne pas être résiliente (en se réfugiant par exemple dans un déni prolongé)
  • Il existe plusieurs types de résilience

Familiale : décès

Collective : tsunami (population entière touchée par un évènement traumatique)

Individuelle 

 

LA RESILIENCE II

Les étapes de la résilience 

Rappel de la définition

= « capacité à vivre, à réussir, se développer en dépit de l’adversité »

= une réponse réussie face à des conditions défavorable

= l’art de naviguer dans les torrents. B. Cyrulnik

Le contexte de la résilience

  • Le contexte qui précède la résilience n’est pas défini précisément : stress, adversité, situations défavorables, conditions familiales relevant de la pathologie, catastrophes naturelles, conditions de vie difficiles… Les évènements peuvent être uniques (massif) ou multifactoriels (accumulation)
  • La nature de l’évènement : difficile mais qui pour autant ne génère pas forcément de conséquences psychologiques / pour d’autres la résilience est forcément liée à un traumatisme

Ex : Claude de Tychey « on ne peut parler de résilience que s’il y a eu un traumatisme suivi de la reprise d’un type de développement, une déchirure raccommodée »

L’individu résilient = capable de développer un « mode d’aménagement psychique autre que celui de la répétition traumatique invalidante, des altérations indélébiles de la personnalité et de l’inadaptation sociale (toxicomanie, alcoolisme, comportement délinquant et violent) »

*Claude de Tychey : professeur de psychologie à l’université de Nancy « La résilience, se reconstruire après un traumatisme » 2004

 

Les temps de la résilience

Cyrulnik et Anaut évoquent  deux temps de la résilience :

  • La résilience = la résistance au choc + la capacité de réorganisation post traumatique (après perte du fonctionnement initial)

Cyrulnik et Anaut : deux temps de la résilience

  •   La confrontation à l’évènement (l’individu résiste à la désorganisation causée par l’évènement) = résilience à court terme. Mise en place de mécanismes de défense et de coping qui permettent de survivre dans l’immédiat.
    • Intégration du choc et mise en place d’un processus de reconstruction de la personnalité = résilience à long terme. Projet de vie au-delà de l’évènement traumatique.

= processus de mentalisation, travail d’élaboration mentale, recherche et attribution de sens traduites en représentations mentales partageables. Ici créativité et transformation qui permettent à l’individu de reprendre son développement.

Boris Cyrulnik «  La représentation intime du trauma devient supportable dès qu’elle est historisée parce qu’elle donne cohérence au monde et crée le sentiment de pouvoir à nouveau le maitriser. Le blessé donne sens aux images imprégnées dans sa mémoire et en remanie l’émotion dès qu’il en fait une narration »

- Autres : c’est plus qu’une simple reprise, c’est le développement de l’individu. Par la recherche de sens, la souffrance devient un moyen de croissance personnelle. L’individu traumatisé dépasse alors son niveau de fonctionnement psychologique avant traumatisme. Idée qui existe déjà (Victor Frankl, professeur autrichien en psychiatrie et neurologie, rescapé des camps, 1963).

- Deux types de parcours chez les résilients : construction d’un nouvel équilibre dans la continuité de leur histoire avec quelques réaménagements / ou transformation et mutation vers une nouvelle identité.

- Le caractère de la résilience : jamais acquise, jamais totale, variable en fonction des situations, des individus, des étapes de vie. Plutôt les résiliences que la résilience.

Résilience dans un domaine et pas dans d’autres, d’autant plus lorsque l’adversité est répétée et durable. La succession de  succès permet une résilience plus globale qui va s’étendre à d’autres secteurs, alors que l’adversité continue fait que l’individu développe une résilience dans un domaine et pas dans les autres.

  • Les individus peuvent être perturbés et résilients / ne présentant pas de troubles psychologiques apparents et ne pas être résilients (ex : recours prolongé au déni)
  • Résilience = processus en mouvement constant et jamais acquis définitivement. Ex Primo Levi vie apparemment de résilient et qui se suicide à 68 ans.

En résumé

Il est important de ne pas généraliser.

Une personne qui a tous ces facteurs peut ne pas être résiliente et inversement une personne qui ne les a pas peut l’être

La résilience n’est pas mathématique, ni logique

D’autre part, nous avons tous la capacité d’être résilient, de travailler et stimuler notre résilience

La résilience III

Les facteurs qui favorisent la résilience 

Critères retenus pour évaluer la résilience :

  • Bien être psychologique
  • Compétence sociale (relations interpersonnelles, activité, insertion professionnelle.)
  • Absence de troubles psychiatriques (absence de dépression, d’anxiété, de comportements agressifs.)
  • Absence de désordres sociaux (absence de comportements délinquants et de consommation abusive de produits psychotropes)

Facteurs favorisant la résilience :

  •       Les ressources internes de l’individu

Favorisent la résilience

  1. Les mécanismes de défense

Servent à maitriser les dangers internes et externes, et à protéger l’intégrité psychologique du sujet.

  • Le clivage : scission entre la partie de soi qui renie la réalité effrayante et la partie de soi qui l’accepte
  • L’intellectualisation : met à distance la signification émotionnelle de l’évènement en donnant un sentiment de maitrise de soi
  • L’humour : met en exergue les aspects plaisants, ironiques ou insolites de la situation, pour se protéger
  • La sublimation : le sujet crée un espace imaginaire inviolable par des rêveries, des souvenirs positifs ou l’idéalisation et s’y réfugie pour échapper à la réalité
  • L’altruisme : en se dévouant aux autres, le sujet échappe à un conflit intrapsychique

 

  1. Les stratégies de coping

Stratégie adaptative et de recherche de soutien afin de contrer la situation et en réduire l’impact.

 

  1. Les compétences émotionnelles

Identifier et accepter ses émotions

Réguler ses affects (peur, colère, rejet)

Relativiser, être assertif, optimiste

  1. Les compétences sociales

Être doté d’une personnalité sociale, altruiste, empathique, doué de capacité réflexive, habile à établir des relations intimes et sociales durables et de bonne qualité (famille, amis, voisins, collègues)

Capacité à solliciter du soutien et accepter de l’aide

Être investi dans des activités (sport, art, religion, politique...)

  1. La relation à soi

Agir avec indépendance

Être doté d’un profond sentiment d’identité personnelle, avoir de l’estime pour soi, se sentir utile et compétent, se reconnaitre des réussites, évaluer globalement le passé comme positif, être dans l’instant présent, anticiper le futur avec optimisme.

  1. Les ressources spirituelles

La foi quelle qu’elle soit

  1. L’habileté à résoudre les problèmes

Faire preuve d’abstraction, d’analyse et d’introspection, être pragmatique, flexible, relativiser, capable de trouver des solutions alternatives, être créatif, tirer des leçons des expériences, être proactif, avoir le sens des responsabilités

  1. La capacité à formuler des projets de vie et la détermination à les atteindre

Identifier ses besoins et attentes, se projeter dans l’avenir et anticiper, se fixer des buts, avoir la volonté et la force de fournir les efforts nécessaires, être persévérant, faire preuve d’espoir.

 

Les ressources externes

  1. Les ressources interpersonnelles

Toute résilience est accompagnée de l’existence d’un réseau social : couple, famille, amis, collègues, voisins, clubs de loisirs… : possibilité d’intégrer et d’échanger des expériences.

Le milieu de récupération

B.Cyrulnik « Quand les récits sont acceptés par l’environnement familial et culturel, la couture résiliente peut se faire solidement ».

  1. Les ressources communautaires

Le fait de vivre dans des sociétés qui prônent et appliquent des mesures de sécurité et la prévention en matière de criminalité, drogues…

  1. Les ressources organisationnelles

Dans les milieux professionnels. Dans les organisations, importance de l’éthique, la cohérence, la possibilité d’exprimer ses opinions, les stratégies de résolution de conflits (defusing et débrifieng)…

Quelques clefs pour développer ses aptitudes à la résilience

Accroitre ses forces

  • Identifier tes forces et les développer (qu’est ce qui t’as aidé à faire face dans le passé ? Cultive-le)

 

  • Cultive ta confiance en toi (comment : pose une action vers un de tes objectifs, si possible une action qui te fais sortir de ta zone de confort)

 

  • Développe ton optimisme (comment ? visualise les bons moments de ta vie, ressens chaque instant)

 

  • Développe la gratitude (ex les 3 moments positifs ou cahier de gratitude)

 

Renforcer ses fragilités

  • Identifie tes fragilités et travaille-les (ex : tendance à l’anxiété, au stress, pessimisme) Comment ? Crée une routine énergie : sport, respiration, relaxation…

 

  • Prends conscience que tu es maitre de ta vie. Comment ? Prends la responsabilité de chacune de tes actions. Tu es responsable de ta vie et non de celle des autres, tu es responsable de ton bonheur. Ex : regarde les situations où tu accuses quelqu’un de ce qui t’es arrivé. Fais le point, où est ta responsabilité ?

 

  • Développe la cohérence : pensées, paroles, actes = congruence. Fais ce que tu penses et ce que tu dis. Applique à toi-même les règles que tu demandes aux autres

 

  • Apprends à gérer tes émotions (accueillir, vivre, gérer) : accueille l’émotion, ressens la dans ton corps et dans ton être (quelle émotion, où, tu te sens comment ?), gère : être d’accord de ne pas être ce que tu veux être pour le moment.

Mettre en place et maintenir un environnement positif

  • Entoure-toi de personnes positives et constructives
  • Développe une hygiène de vie résiliente = émotionnelle, mentale, physique, spirituelle
  • Fais des projets, fixe-toi des objectifs réalisables et passe à l’action

 

Exercice

2 minutes pour te rappeler une situation où tu as été résilient !

Qu’as-tu fait ?

Questions  et partage

 

 


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